LA FERME DE LA HARDONNERIE

LA FERME DE LA HARDONNERIE

Ce dimanche 23 juin, les amarres ont profité de la porte ouverte qui donne sur le monde animal et le coeur de ceux qui y professent. La ferme de la Hardonnerie, est un lieu arche de Noé qui tente d’accueillir quelques animaux de ferme issus de divers élevages (intensifs, malveillants, …) ou maltraités par des humains incompétents à être de véritables humains. Chèvres, moutons, volailles et lapins, cochon, poney, chevaux… les animaux de la ferme de notre enfance vivent ici les jours dont leur nature a besoin. Les soins dont ils bénéficient –outre l’amour bien-sûr- suite aux séquelles de leur début de vie est un réel boulot de soigneur, gestionnaire, éthologue et tout ce que nous n’avons pas vu.

C’est une association, une succursale de Wellfarm, ils ont besoin de dons. De plus, ils sont militants à leur manière : ils font visiter la ferme en montrant les besoins et le bien-être animal en comparaison (avec explications et images) à la maltraitance vécue dans les élevages. Il tiennent des stands lors de manifestations, ils accueillent les scolaires, ils font des lettres d’information, ils se joignent à tous ceux que l’on connaît déjà (L214, 30 millions d’amis, …) pour répandre les pétitions, dénoncer, déstabiliser l’agroalimentaire, les poules en cage, la castration à vif des porcelets, etc… En ce qui concerne leur pouvoir sur la politique, on ne sait pas… !

En tous cas, cet article, c’est pour les remercier d’exister et de nous ouvrir les portes de ce havre de retour à la paix.

Isabelle

 

 

J’étais déjà venu il y a quelques années, et j’ai été content de revoir Rosette ; ce cochon a vieilli, me touche au coeur et nous regarde d’une façon tendre. Elle m’a reconnu ? Les lapins sont très gros (groupe témoin de lapins de laboratoire), les chèvres nous accueillent en venant vers nous, leur tendresse est communicative. Quand je sors de la ferme, je suis beaucoup plus en lien avec les animaux, je les comprends mieux, je suis en communion, j’ai envie de les aider à ma façon. Je comprends que c’est une bonne œuvre. J’aime bien les animaux, mais qu’est-ce que je fais ? Une association plus près de Nancy me permettrait d’y aller plus souvent, et d’aider. Dommage que je ne peux pas apporter plus de concret.

Je suis conscient du travail que cela représente et je félicite ces gens de tout ce qu’ils peuvent faire pour eux. En plus, on a été super bien accueilli, c’était chaleureux, ça va droit au coeur. Leurs actions admirables s’amplifient avec le temps.

Hubert V.

 

 

J’ai aimé le côté scientifique, éthologique de la présentation de la ferme. Etudier et observer le comportement des animaux, qui en plus ont souffert, pour leur offrir une vie agréable, c’est intelligent. Ils ont vécu un enfer, ils ont été maltraités du début à la fin. Je me souviens surtout des explications sur les poulets de chair : une petite tête et des petites pattes qui ne peuvent plus porter le poids d’un gros corps transformé génétiquement pour que cela fasse de la viande plus vite. L’intérêt économique passe avant les animaux, il devrait y avoir une législation pour qu’ils ne soient pas maltraités. L’expérimentation animale, c’est choquant aussi. La lutte de la ferme de la Hardonnerie est nécessaire. L214, Brigitte Bardot, 30 millions d’amis aussi.

La cause qu’ils défendent, c’est la nôtre après tout. Bien traiter les animaux, être équitable, c’est pour nous. J’espère que beaucoup de gens vont adhérer à leur combat.

L’élevage en batterie, les sélections génétiques, c’est scandaleux. Dénaturer l’espèce pour l’économie, pour le profit de quelques uns, non. Casser les animaux à la naissance, c’est terrible. Il n’y a déjà plus d’insectes, c’est pour cela qu’il n’y a presque plus d’oiseaux. C’est la bêtise humaine : ça ne raisonne pas, il n’y a pas de logique, pas de scrupules. On devrait faire un procès de crime contre les animaux. Ce genre de visite fait prendre conscience des gens qui se battent, c’est important.

David

 

 

 

Je suis retournée à la Hardonnerie pour voir l’évolution de l’ensemble : la mare est finie, l’espace d’accueil et pédagogique est bien agencé, il y a des animaux en plus (cochons, ânes et poneys). La première fois que j’y suis allée, j’avais peur des poules ; mais après les explications de l’éthologue, j’ai pu entrer dans l’espace du poulailler sans appréhension, j’avais compris que les poules me picoraient les pieds pour me découvrir, comme le font les enfants, et j’ai réussi à surmonter ma peur, je ne me suis pas sentie agressée, j’ai pu naviguer sur le terrain et les observer. Elles sont plus nombreuses, il y a plus de coqs. Trop de coqs, les poules sont trop sollicitées et quelques unes sont déplumées, ça fait mal de voir ça.

La démarche est super : c’est unique en France, ils font de l’éducation, du conseil aux entreprises, ils ne sont pas dans l’agression mais dans l’accompagnement. Dommage qu’ils ne fassent pas d’adoptions, mais je comprends car ils n’ont pas les moyens de vérifier si les adoptions se passent bien. D’ailleurs, on peut en douter : durant la visite un poney qui souffre d’une maladie doit être très surveillé quant à son alimentation, il n’a pas droit aux herbes fraiches du printemps ou à certaines gourmandises, sinon ses articulations en souffrent, et … lorsque la guide eu le dos tourné, une personne du groupe de visiteurs s’attarde près de lui pour lui donner carottes et autres aliments plutôt nocifs. Quand tu vois des gens comme ça, je ne donnerais pas en adoption des animaux que j’ai remis sur pied.

Ces gens, c’est bien, ils essayent de réparer ce que l’Humain a détruit. C’est une philosophie de bienveillance aussi bien pour les animaux que pour les gens à conseiller. C’est soft, j’aime bien. Moi, je désire que les choses aillent plus vite, je serais du style « rentre dedans » ; leur méthode me paraît pourtant être la meilleure pour fédérer les gens et faire avancer les choses.

Je serais bien restée plus longtemps, une semaine, pour avoir le temps d’observer les animaux, pour comprendre leur fonctionnement, ils peuvent m’apprendre beaucoup.

J’aurais bien voulu toucher tous les animaux, avoir un contact privilégié, je souhaiterais plus de temps pour pouvoir créer un lien.

Laetitia

 

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