Première grande balade de l’année

Première grande balade de l’année

            La journée commence mal. Il y a un ciel bas, un peu de brouillard. Je prends plusieurs couches de vêtements pour parer au froid, voire à la pluie que nous risquons d’avoir en mangeant à midi ou en marchant, et je prends le volant pour l’heure de rendez-vous avec le Groupe Santé des Amarres. Aujourd’hui est une journée faste, une journée de sortie, une journée de sport, le seul que je suis : la marche.

Nous sommes sur la route de Cirey sur-Vesouse et le ciel s’éclaircit. Yvette nous fait savoir que le temps est changeant en arrivant sur Lunéville à cause de l’influence de la Meurthe et des étangs. De fait, nous roulons avec un beau soleil. Le paysage vallonné et chantant de Cirey nous ouvre les bras. Après un pique-nique bon enfant, nous reprenons le Boxer et arrivons à destination. Nous nous garons près de l’ancien poste frontière avec la Prusse. Nous empruntons à pieds le grand chemin d’Allemagne légèrement boisé et j’enlève mon anorak pour le mettre dans mon sac. J’ai un pull et un polaire, c’est largement suffisant. Nous bavardons. Je commence à prendre quelques photos sous un soleil rieur et entouré d’herbe grasse. Le soleil perce les frondaisons des arbres et fait des jeux d’ombre et de lumière.

Plus tard, nous aurons l’occasion de découvrir les ruines du château de Turquestein avec les commentaires avisés d’Yvette et les remarques de David dont j’ignorais les connaissances en histoire.

A quelques mètres, je suis plus sensible encore à la Roche des Fées où poussent quelques fleurs et des arbres aux silhouettes torturées. Le panorama laisse porter loin le regard.

Nous marchons sur un sentier et nous arrivons à la Maison Forestière du Gros Chêne qui jouxte la borne frontière d’un autre temps. Yvette illustre l’étape en nous montrant un cliché d’époque où l’arbre que nous voyons à terre avait fière allure avec des hommes en bras de chemise dans les années quarante et des enfants en culotte courte tout autour de l’arbre. Les commentaires historiques d’Yvette nous ravissent David et moi.

Il est temps de revenir avec la joie au coeur d’avoir étrenné notre première « grande » marche de l’année. Emoustillé au départ de redécouvrir les Vosges et leurs paysages ruraux et forestiers, puis franchement enjoué de marcher tout mon saoul jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Je suis calme au volant et heureux d’avoir changé d’environnement le temps d’une sortie « santé ».

Alexandre.

 

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