Séjours

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Larguons les Amarres 4

du 7 au 11 Octobre 2019

Le quatrième stage Larguons les Amarres de l’atelier d’écriture a eu lieu du 7 au 11 octobre 2019 à Biffontaine (Vosges) sur le thème « Et le corps dans tout ça ? » grâce au Fonds Handicap et Société par Intégrance, à la générosité des personnes qui ont fait un don à la cagnotte Leetchi et au GEM L’oiseau lyre, sans lesquels nous n’aurions pas pu partir. Qu’ils en soient remerciés.

Pourquoi ce thème ? Parce que depuis 2012, date du premier stage, l’attention au corps a pris de plus en plus de place dans les activités proposées : que ce soit la marche, la cuisine saine, l’initiation au taï chi chuan, la méditation de pleine conscience, la géobiologie, etc.. Le corps et l’esprit ne faisant qu’un, en prenant soin de nos corps, nous avons donc aussi soigné nos esprits. Priorité a donc été donnée au vécu, au ressenti du corps sur l’écriture. Voici comment chaque participant a vécu le séjour.

Isabelle Tassan Toffola, animatrice de l’atelier d’écriture des Amarres.

 

 

Ce stage tant attendu m’a fait beaucoup de bien…

Ce stage tant attendu m’a fait beaucoup de bien. Je me sens en pleine forme.

J’ai beaucoup aimé les exercices sur les sons tout autant que la méditation. En ce qui concerne les empreintes de pied, c’était une découverte très agréable. J’ai appris des choses que je ne connaissais pas sur mon corps.

J’ai trouvé l’ambiance bon enfant, bien que mercredi je n’aie pas été bien, voire un peu aggressive. C’était lié au traitement que je dois prendre le matin. N’ayant pas bien dormi la nuit, j’ai pensé que ce ne serait pas nécessaire que je le prenne, par crainte d’être groggy, ce dont je n’avais pas envie. Mais hélas, cela n’a pas du tout été.

Côté nourriture, nous avons eu un cuisto qui partageait les repas avec nous. Un peu plus de légumes auraient été les bienvenus, mais nous n’avons pas eu à nous plaindre : la qualité et la quantité y étaient.

Nous avons fait plusieurs sorties à Bruyères et vendredi matin, nous sommes allés voir le lac des Messires qui était magnifique. Nous avons pris des informations parce que c’est aussi un terrain de camping privé.

Nous avons pris le dernier repas avec Jean-Pierre, le cuisto, sur la terrasse, avec un beau soleil et en compagnie des guêpes, puis le dessert à l’intérieur. Cela fut un moment très agréable.

En conclusion : super séjour à refaire.

Avant de partir, j’avais hâte d’y être à tel point que les jours précédents, les heures étaient à rallonge.

Le jour J, j’étais prête.

J’ai été contente de découvrir le chalet, l’espace pour moi toute seule, les repas partagés en commun très conviviaux. Jean-Pierre le cuisto prenait ses repas avec nous.

La méditation m’a fait un bien fou, les empreintes de pieds, un vrai régal ! Une fois l’expérience terminée, j’étais détendue. Dommage, quelques jours de plus, cela aurait été super.

Le retour à la réalité ne fut pas trop dur, même si j’ai repris de bonnes vieilles habitudes avec un grand mieux dans ma tête. Je me sens plus affirmée. Je vais au bout des choses que j’entreprends et je suis plus à l’écoute des autres. Véronique

Des nuits avec un sommeil profond…

Des nuits avec un sommeil profond.
Le plaisir d’être là, dans un endroit calme, en dehors du monde.
La nature au début de l’automne est magnifique.
Se sortir de sa vie quotidienne qui abolit et assèche le corps et les sensations.
Être au contact du monde et de soi.
Ouvrir la porte au souvenir, au sensible.
Se détendre psychiquement et rétablir la confiance.
Le fait d’être dans un lieu privilégié et de profiter du temps donné, moment agréable et gratuit de contact avec la nature. » Antoine

Départ anxieux comme d’habitude…

Départ anxieux comme d’habitude de Nancy en boxer, arrivée au gîte en bermuda, car une deuxième vie m’attend, plus décontractée, plus cool, loin des poisons et des bruits de la ville. Mauvaise surprise : le temps est à la pluie pour trois jours. Par bonheur, l’hébergement est confortable et bien isolé des intempéries extérieures. Installation dans nos chambres qui possèdent des lits avec couvertures et oreillers et, j’en ai fait la demande, avec Laurent en prime -tout le monde n’a pas la chance de dormir avec un vrai poète !-.

Un cuisto professionnel prépare de délicieux repas dans la tradition de la gastronomie française des goûts et des saveurs.

Le groupe qui se connaissait déjà tisse de nouveaux liens encore plus forts et ainsi chacune et chacun y trouvent son compte de sympathie.

Toutes les activités m’ont beaucoup plu, notamment la géobiologie avec Henri, le responsable des lieux et la méditation de pleine conscience selon un programme de Christophe André sur CD. Isabelle qui s’investit toujours beaucoup pour notre bien-être nous avait réservé bien des surprises thérapeutiques. Ce mardi, prise des empreintes de pied grâce à de la peinture noire imprimées sur papier blanc ; découverte des chakras grâce au souffle des sons U-O-A-É-I ; avec le retour du beau temps, quelques balades réussies. Mes poumons vous remercient de ce changement d’air. Hubert

La diversification des activités, des ateliers, des sorties m’a plu…

La diversification des activités, des ateliers, des sorties m’a plu : de l’ouverture des chakras dans le petit bois au massage des pieds avec de la crème, de la méditation de pleine conscience aux empreintes de pied avec de la peinture noire, de la danse du cercle circassien au rêve éveillé écrit après une sorte de relaxation couché, etc., j’en passe et des meilleures, tout m’a semblé avoir son importance, sa densité, sa qualité, ses aspects privilégiés.

La balade sur les sentiers de la borne n°6 sur la crête m’a permis de m’oxygéner, de respirer différemment, selon le rythme accordé à la marche qui a été riche en informations diverses sur les « cupules » à la « baignoire des oiseaux », sur les Celtes, les hauts lieux d’énergie, quelques aspects élémentaires de géobiologie. J’ai aimé me recharger les batteries en imposant mes mains sur les troncs de la triade sacrée des arbres d’Henri.

J’ai apprécié travailler dans la salle d’activités en face du gîte, à côté d’un poêle à bois et de tatamis, de lits, de poutres en bois sympathiques.

Les repas étaient très bons, j’ai mangé en qualité et en quantité suffisante.

On a joué à Dixit, j’ai perdu, ce sont des choses qui arrivent, mais je n’ai pas dit (dixit) mon dernier mot, Jean-Pierre !

Les nuits ont été bonnes, rythmées par les passages au pipiroom d’Hubert ! Les journées ont passé vite. J’ai pris du bon temps à rompre le fil de la journée de jeudi et de mercredi en allant avec le groupe à Bruyères, la première fois pour prendre un bon café crème, la deuxième fois pour déguster un milk shake fraise-banane.

Je me suis senti en harmonie avec le groupe, taquinant à souhait Hubert qui n’arrête pas pour notre bonheur de pavoiser, et Irène qui aime bien châtie bien… entre autres ! Vendredi matin, nous sommes allés au lac des Messires, j’ai pu apprécier la lumière, les reflets dans l’eau sur le lac, le temps était à son beau fixe.

Répétons-nous U-O-A-É-I à l’envi ! Corporellement nôtre ! Tous en forme ! Recentrés ! Reconcentrés ! Laurent

J’attendais et j’appréhendais le stage…

J’attendais et j’appréhendais le stage pour différentes raisons : peur des insomnies et de déranger tout le monde, peur de ne pas m’adapter car à Nancy je vis complètement différemment. Au gîte, le rythme était plutôt tolérant envers chacun. Je suis contente d’avoir supporté les activités et d’avoir été en groupe. Le stage se termine et cela s’est bien passé.

J’apprécie ce que l’on a fait : la peinture (les empreintes de pied et mettre des couleurs sur sa silhouette), les balades sur la route des crêtes, autour du lac des Messires et dans les environs du gîte. J’ai pu voir Saint- Dié et Bruyères. Et le gîte se trouve à Biffontaine. Je ne m’attendais pas à un gîte aussi beau. Il est tout en bois, spacieux. Je m’y suis senti très bien.

Le matin, on allait ouvrir ses chakras près des arbres dans le bois pendant environ une demi-heure. On prenait un petit déjeuner copieux avant. Les repas étaient préparés par un cuisinier. C’était très bon ce qu’il préparait et il était sympa. On faisait le soir méditation de pleine conscience pendant vingt minutes environ. Je découvrais.

On a vu de beaux paysages du gîte et lors de nos balades. Irène

La bonhommie des gens du groupe m’a enchanté…

La bonhommie des gens du groupe m’a enchanté. C’est la décontraction qui nous a animés, comme quoi l’esprit des Amarres existe et perdure même ici dans la tolérance, la laïcité, l’humour aussi.

Nous nous sommes tous bien tenus en étant propres dans les locaux, en écoutant notre corps, notre fatigue parfois, mais sans jamais tomber dans le dilettantisme qui aurait assombri le beau soleil qui régnait dans nos cœurs. L’esprit et l’énergie du groupe et d’Isabelle y ont fait pour beaucoup. Merci !

Le soleil a fait son apparition et déjà les Vosges nous ont présenté un visage riant et accrocheur qu’on ne soupçonnait pas sous la pluie. Comme pour nous laisser un bon souvenir et nous donner envie de revenir. Le programme du dernier jour s’est aménagé avec souplesse à l’instar de la veille. Nous sommes allés ouvrir et faire résonner nos chakras dans la forêt voisine puis nous avons mis à l’honneur une invitation d’Irène qui s’était
« laissée tenter » par la visite du lac des Messires sur une pancarte du trajet qui menait à Bruyères. Irène, sans en avoir l’air, est ainsi rentrée en plein cœur d’un projet de séjour en autonomie pour l’année prochaine. Rêve ou réalité ? Seul le prix du camping qui entoure le lac pourra nous arrêter. Et nous voilà tout émoustillés par un projet pour lequel nous allons remuer ciel et terre pour le mener à terme. Vive l’autonomie, l’éveil, le bien-être et la vie au grand air ! Les Amarres et les Vosges réunies ! Tout un programme !

Jean-Pierre, notre cuisinier, savait cuisiner, mais aussi communiquer et nous faisait toujours part d’une expérience, d’une anecdote, d’une recette ou d’une blague. Un homme ressource qui nous a soulagés du poids de la cuisine. Sans son aide, le séjour aurait été besogneux, alors qu’il fut ressourçant puisque détendu.

Vendredi, les affaires pliées dans le boxer, nous sommes allés flâner avec Irène qui aime vagabonder. Nous sommes allés dans un sentier jusqu’alors inconnu de moi et j’ai pris au hasard de l’inspiration des photos souvenir pour parler de notre voyage à ceux qui n’ont pas pu y paticiper.

Nous les avons tenu au courant de notre séjour en incluant force détails pittoresques d’un stage utile et unique pour beaucoup dans l’année, faute de moyens financiers.

J’aime partager le quotidien de mes camarades au détour d’un séjour axé sur le bien-être pour mieux les connaître et développer ma sociabilité ainsi que les différentes cordes à mon arc tant littéraires que culturelles. Le bien-être, un vaste programme pour quelqu’un qui ne s’aime pas assez !

Les roches à cupules vues jeudi ont changé mon univers personnel et ont ouvert des perspectives sur ma perception du monde. Les Celtes, les pratiques des druides, des guerriers, la planète, un être vivant qui se protège des radiations du soleil, tout cela m’enchante et me fait rêver, m’accompagne dans mes rêveries citadines loin de la nature.

On ne peut pas appréhender les Vosges par jour de pluie comme on les appréhende par jour ensoleillé. Tout est démultiplié pour moi sous le soleil où j’ai l’impression de donner libre cours à mon corps, à ma curiosité, ma créativité, même si la méditation, l’écriture et la peinture peuvent me remplir d’aise. J’aime aborder la création aussi sous sa facette concrète en faisant des projets, en nouant des contacts avec des personnes inconnues la seconde d’avant, en improvisant l’avenir au gré des occasions, en étant réactif et ouvert face à l’imprévu. Une qualité dont je pense être pourvu et qui donne une plus-value à la vie. J’ai l’impression de mettre en pratique les principes théoriques de la méditation et de mieux l’intégrer. Alexandre


Le séjour à Barcelone 

             18 septembre 2017 au 22 septembre 2017

« Être un étranger pour voir le semblable   »

  1. LES OBJECTIFS

Objectif Général

Améliorer le bien-être et la qualité de vie des adhérents du GEM L’Oiseau Lyre d’ici 2018 (personnes en souffrance psychiques)

Objectifs Spécifiques

  • Développer les capacités cognitives des adhérents en particulier l’attention dans un milieu urbain et fréquenté, la flexibilité mentale, les fonctions visuo-spatiales pour se repérer dans une mégalopole, l’adaptabilité à un langage inconnu : apprendre la valeur du langage, de la communication. Tout cela dans un cadre différent, singulier et inexploré.
  • Promouvoir l’épanouissement et l’accomplissement de soi, au niveau individuel, groupal et social afin d’aider à la gestion des relations avec autrui.
  • Quitter les repères (langue, culture…) que l’adhérent connait, pour en reconstruire de nouveaux, différents, sur une période donnée. Avoir le recul pour en identifier les effets : une démarche qui demande de la volonté, une prise de responsabilité et un apprentissage de la confiance en soi
  • Développer la démarche participative des adhérents dans la construction d’un projet dans sa globalité
  • Apprendre à Être en parfaite harmonie avec le pays qui nous accueille: respecter les locaux, les coutumes, les autochtones, les horaires (transports, repas…)
  • Santé : gérer le manque de cigarettes dans le train et à l’hôtel ; avoir une alimentation équilibrée, variée et régulière ; gérer son sommeil par rapport à un planning.

Objectifs opérationnels

  • Organiser un séjour de durée moyenne au contact de la ville et de l’étranger
  • Mettre en pratique les savoirs, savoirs faire et savoirs être des adhérents dans la construction du projet et du séjour
  • Consolider les acquis du dernier séjour (vivre ensemble, sortir de chez eux, s’organiser et se préparer)
  • Proposer aux adhérents de devenir des citoyens du monde
  1. LA GENESE DU PROJET 

En 2016, deux projets séjours ont été menés, un dans le Jura et un à Corcieux. 25 adhérents et 3 professionnelles ont participé à ces séjours. Ces projets ont été le fondement d’une mise en œuvre pérenne de séjours culturels et citoyens au fil des années.

Lors de ces projets, le groupe a développé diverses compétences (création d’un projet, organisation et planification, attention à l’autre, flexibilité…), s’est familiarisé avec la vie en communauté connue et inconnue, l’éloignement de son habitat ; et s’est fixé des objectifs individuels.

Il en est également ressorti une satisfaction de tous les adhérents, tout d’abord car chacun estime qu’il a atteint l’objectif qu’il s’était fixé, puis par la complicité, l’entraide, le soutien et le non jugement dont a fait preuve chaque membre du groupe vis à vis de l’autre, et enfin par le plaisir d’avoir pris un temps et un espace hors du quotidien.

Au vu de ces différents éléments, le bureau et le CA du GEM ont estimé que les objectifs GEM étaient atteints, et que de tels types de projet pouvaient revoir le jour en 2017.

Suite au bilan positif remonté par les adhérents participants, le groupe a eu envie de renouveler le projet séjour sous 2 formes :

  • Grâce aux précédents séjours, les adhérents ont acquis le savoir-faire et la confiance pour composer un nouveau séjour à la campagne mais cette fois ci en autonomie. Il sera constitué de 8 adhérents répartis ci-suit : 4 adhérents de l’année dernière qui prendront en charge le projet et transmettrons à 4 nouveaux adhérents la manière de mettre en œuvre un projet séjour, le mener à bien et l’évaluer.
  • A l’aide des séjours dans le Jura et à Corcieux, les adhérents ont acquis la confiance pour oser quitter leur cadre rassurant. Est donc mis en place un séjour accompagné en ville avec un groupe de 16 adhérents dont 8 adhérents de l’année dernière qui ne se sentent pas d’organiser un séjour en autonomie mais souhaitent perfectionner leurs savoirs sur ce type de projets avant de s’y lancer seuls ; et de 8 adhérents qui désirent s’initier au montage de projet séjour.

Dans ce document est présenté le séjour à Barcelone, le séjour à la campagne fait l’objet d’un document à part.

  1. LE PUBLIC CONCERNE

Qui ?

Pour créer et renforcer la cohésion entre les différents lieux du GEM, le CA a fait le choix d’ouvrir ce projet aux Amarres, au Point d’accord et au Coucou.

  • Critères de choix des participants:
  • venir régulièrement au GEM
  • s’investir dans les activités et projets du GEM
  • venir au GEM depuis plus d’un an
  • avoir des difficultés de mobilité

 

  • Profils :

Nombre : 16 adhérents (11 hommes et 5 femmes)

Age : de 30 ans à 75 ans

Ressources : implication des personnes bénéficiaires des minima sociaux et- ou souffrant de handicaps psychiques et physiques.

Lieu d’habitation : Quartier populaire de Nancy ; Grand Nancy, Territoire de Sel en Vermois, Territoire de Moselle et Madon

Notre place ?

Au travers de ce projet, l’adhérent n’est pas le bénéficiaire d’un service, mais est citoyen et acteur du projet et de son propre parcours au sein du projet.

Cette place active leur permet de mettre en avant leurs besoins et leurs attentes mais aussi leurs qualités et leurs savoirs. Ainsi ils contribuent à mieux définir les orientations et les dispositions du projet.

Ils sont associés à la définition et à l’organisation du séjour en prenant en compte les intérêts communs et les aspirations individuelles.

Dans la mise en place, il existe ainsi une interdépendance entre les adhérents ; sur ce fait repose la réussite du projet. Le groupe fait ensemble, si une pierre manque, l’édifice s’écroule.

  1. LE CHOIX DU SEJOUR A L’ETRANGER

Partir en voyage à l’étranger demande que l’adhérent s’inscrive dans une démarche volontaire et spécifique. Contrairement à d’autres activités, culturelles ou de loisirs, qui lui sont plus accessibles au quotidien, le voyage nécessite un réel investissement de la part de l’adhérent. Cela signifie que c’est une décision qui lui demande réflexion et prospection avant de s’engager.

D’ailleurs, il importe aux adhérents de comprendre dans quel état d’esprit ils sont eux-mêmes lorsqu’ils souhaitent voyager, et de commencer à se questionner sur les motivations qui les poussent à prendre cette initiative. Les professionnels sont donc là pour les aider à trouver ces réponses et à les accompagner dans leurs démarches.

La rencontre entre les adhérents et les populations locales de cultures différentes est au centre du voyage. C’est en créant un lien de solidarité entre les voyageurs et les populations visitées que nous entendons contribuer à la formation de futurs citoyens du monde, à la formation d’hommes et de femmes responsables.

En utilisant les transports locaux, en favorisant les échanges avec la population, en découvrant la cuisine locale, en partageant les coutumes locales, le projet aspire à développer chez le voyageur l’éveil de ses sens, et souhaite ainsi l’inciter à s’imprégner de la culture locale dans un objectif d’enrichissement mutuel avec les autochtones.

Tout ceci permettra aux adhérents de se découvrir des capacités d’échange, d’entraide, de respect et de compréhension d’autrui aussi loin que cela, et de s’interroger sur la capacité de le faire près de chez eux. Partir loin, pour mieux voir ce qu’il y a à faire devant chez soi.

De plus, le voyage s’est nettement démocratisé, mais ce n’est pas pour autant que qu’il est accessible à tous. En effet, les populations aux revenus modestes sont encore celles qui ne peuvent pas y prétendre de manière aussi égalitaire. L’égalité prônée comme une valeur fondamentale, il serait donc injuste de ne pas offrir cette possibilité aux personnes issues de cette catégorie sociale.
Aussi, le GEM a-t-il donc souhaité faire profiter de ce séjour à tarifs préférentiels à un certain nombre de ces adhérents aux revenus plus que modestes.

  1. DESCRIPTION DU SEJOUR
  • Date : du 18 au 22 septembre 2017
  • Lieu : Barcelone, Espagne (L’art nouveau, l’écologie, le multiculturalisme, le soleil, l’étranger, la ville cosmopolite)
  • Transport : Il force à relativiser le temps, à réfléchir, à observer. Mais il est aussi plus reposant, plus écolo, plus sécuritaire, plus confortable que les véhicules 9 places.

Sur place : utilisation de bus, métro, marche…

  • Hébergement : L’Hotel New York est situé dans le quartier gothique de Barcelone, à seulement cinq minutes à pied de Las Ramblas.Ces chambres d’auberge sont simples et présentent un décor modeste, des lits superposés, des casiers individuels, des tables, des chaises. L’ambiance y est conviviale, chaleureuse et familière.
  • Planning du séjour : activité ou sortie en groupe ; repas en commun ; activité ou sortie par petit groupe, temps libre. Séjour cadré tout en laissant de la place à l’improvisation. Activités axées autour de la culture et du bien-être.

 

  1. LA LOGISTIQUE
  2. Les outils du projet

Le projet se construit sous forme de travail coopératif : le groupe définit ensemble les objectifs, s’organise, se partage les tâches, communique, planifie les activités, les règles de vie, …

  • Préparation

Des ateliers collaboratifs de travail de préparation et des temps individuels de préparatifs ont lieu en amont du séjour, ils servent à la définition et à l’organisation du projet.

Les adhérents travaillent à:

  • la réflexion et écriture du projet
  • l’expression de leurs besoins et envies, mais aussi de leurs angoisses
  • la création de la fiche d’engagement qui les lie au projet
  • remplir la fiche santé
  • le rappel et l’éclaircissement des règles de vie en communauté
  • la définition de leurs objectifs personnels : c’est un défi qu’il se lance lors du séjour afin de développer soit des compétences, des savoirs-faire, soit des manières d’être, de se comporter…
  • prendre des renseignements sur la ville
  • faire une liste et à s’organiser sur les choses nécessaires à emmener pour un tel type de voyage.
  • faire les démarches nécessaires pour acquérir les papiers utiles à la sortie du territoire (carte assurance maladie, validité carte d’identité, forfait portable accessible à l’étranger ou non, vérification des autorisations bancaires)
  • prévoir ces traitements
  • gérer son budget afin de mettre de l’argent de côté pour financer son séjour et avoir de l’argent de poche.
  • Gestion du partage des chambres
  • Sensibilisation
  • Soirée sensibilisation à la culture espagnole par le visionnage d’un documentaire ouvert à tous
  • Soirée initiation à la langue espagnole par une intervenante extérieure, ouverte à tous.
  • Sur Place
  • Tous les repas seront pris en commun à heure régulière. Chaque adhérent aura un budget de 20€ par jour qu’il devra gérer pour se nourrir.
  • Chaque adhérent aura sous sa responsabilité, ses titres de transport (train, bus, métro), lui sera remis une carte de la ville, pour s’orienter lors de ses temps libres.
  • Partage des chambrées et des salles d’eau communes
  • Des temps d’activités communes définies ensemble
  • Des temps libres de découverte de la ville

Un bilan sera effectué en commun à l’issue du projet afin d’évaluer et de mettre en lumière les points forts, les points à améliorer, les apports…

RETOUR SUR LE SÉJOUR A BARCELONE

Cette année, 15 adhérents  ont eu l’opportunité de se rendre à Barcelone pendant une semaine.

Une belle  mixité  puisque les adhérents venaient de trois lieux d’accueil différents : les Amarres de Nancy, le Coucou de Chaligny et le Point d’Accord de Varangéville.

Lundi, 9h, la petite troupe s’est retrouvée à la gare de Nancy, 8 h de train au programme, une longue journée en perspective mais aussi  l’occasion pour chacun de faire connaissance.

Et à la clé, la récompense fût belle !

La Sagrada Familia n’a plus de secret pour les adhérents, tout comme le musée Picasso ou encore le Parc Güell… des visites culturelles mais aussi des temps libres qui ont permis à quelques-uns de se détendre à la plage (une première pour certain !) et à d’autres de déambuler dans les rues de Barcelone… une belle occasion pour commander un café, et en espagnol s’il vous plait !

Un des temps fort fut aussi la soirée au bar dansant, une belle partie de rigolade pour les plus courageux qui n’ont pas eu leur quota de sommeil habituel…

Une belle entraide, une incroyable cohésion de groupe, du partage, des échanges, des liens qui se créent… chacun a surmonté ses appréhensions pour le plus grand bonheur de tous ! Retour vendredi, avec moins d’enthousiasme qu’au départ, silence dans les wagons, et de longues heures devant nous pour se remémorer ces 4 jours intenses en découverte…

Il ne reste plus qu’à ouvrir une antenne du GEM à Barcelone…

Adiós a todos


Le séjour dans le Jura

          28 – 29 – 30 juin 2016

séjour-jura1 séjour-jura

  1. Les Objectifs

Objectif Général

Améliorer le bien-être et la qualité de vie des adhérents d’Ensemble d’içi 2017 (personnes en souffrance psychiques)

Objectifs Spécifiques

  • Développer les capacités cognitives des adhérents d’Ensemble en particulier l’attention, la flexibilité mentale, l’organisation et la planification
  • Développer la démarche participative des adhérents dans la construction d’un projet dans sa globalité
  • Renforcer le lien du vivre ensemble avec des personnes connues et inconnues

Objectifs opérationnels

  • Organiser un séjour de courte durée au contact de la nature
  • Mettre en pratique les savoirs, savoirs faire et savoirs être des adhérents dans la construction du projet et du séjour
  • Faire découvrir aux adhérents des environnements inconnus et aller à la rencontre de l’autre

 

  1. La Genèse du projet 

Les objectifs des lieux sont la rencontre, le lien social, la mixité, l’échange, l’ouverture sur l’extérieur

par la découverte afin de recréer une confiance en soi et permettre de créer une passerelle vers une vie sociale satisfaisante.

Pour se faire, nous proposons des temps d’échange, des ateliers, ainsi que des évènements culturels et de loisirs. Celles-ci favorisent le contact direct avec l’environnement social, culturel (accessibilité) et donne des moyens de le maîtriser. Elles font évoluer les représentations (découverte d’un inconnu, développement d’un savoir…). Elles permettent également aux adhérents de rencontrer l’autre, de participer à la vie de la cité en prenant confiance, en se sentant intégré.

Lors de discussions pendant des moments de convivialité au sein de nos lieux, nous avons exprimé

que l’isolement, la solitude et l’enfermement nous conduisaient à rester dans notre quartier, notre ville. Nous nous enfermons dans des limites environnementales rassurantes.

L’angoisse des responsabilités, la perte de confiance en soi (regard de la société stigmatisant), la perte de l’envie (l’âge), la précarité, le manque de savoir- faire dus à nos situations de fragilité, ne nous permet plus d’oser entreprendre seuls, de dépasser nos limites. La peur de mal faire nous empêche de nous accorder du plaisir.

C’est pourquoi nous avons émis l’idée d’un ailleurs, de changer de décors, d’atmosphère, afin d’acquérir de nouveaux savoirs faire et savoirs être, de nouvelles forces pour surmonter nos angoisses et développer nos compétences individuelles, sociales, culturelles et logistiques ; et aussi être capable de s’offrir du plaisir. Connaissances que nous pourrons retranscrire dans notre vie de tous les jours.

Le projet se base sur 3 envies :

consolider les acquis du dernier séjour (vivre ensemble, sortir de chez eux, s’organiser pour organiser et se préparer)

le besoin fort d’être dans la nature, de s’y ressourcer mais aussi de l’appréhender avec un regard et des actes écologiques. C’est aussi s’éloigner des occupations de consommation afin de se rendre compte que l’on peut s’enrichir autrement. Cette envie est dans la lignée des actions menées dans le lieu en 2015 et 2016. (Sorties et activités nature, revue Ecolo, participation à des actions de sensibilisation à la protection de l’environnement)

le bien-être et l’optimisme : promouvoir l’épanouissement et l’accomplissement de soi, au niveau individuel, groupal et social afin d’aider à la gestion des relations avec autrui. Ce point est également dans le prolongement des actions menées en 2015 et 2016 : calendrier, ateliers positifs….

L’idée d’un séjour de courte durée (3 jours/ 2 nuits) semble une bonne idée : l’adaptation, les

difficultés d’éloignement de chez soi, le rythme, la vie en communauté sur un moyen terme. Mais cette durée est croissante, comparativement aux derniers voyages proposés par le lieu : une journée à Bale et à Paris effectués en 2013 et 2014, deux jours/ 1 nuit à Charleville Mézières en 2015.

Au regard de tous ces éléments, l’idée est venue de proposer un séjour de 3 jours en camping dans le Jura.

 

  1. Le Public concerné
  • Critères de choix des participants: implication dans la vie du lieu ; personnes ayant participé l’élaboration du calendrier et à la mise en place des activités nature ; personnes en train de découvrir une ou des nouvelles manières d’aborder leur vie, de lui donner un nouveau sens (emploi, formation, célibat, emménagement, sortir de chez soi…). Ces personnes profiteront du séjour pour s’ancrer en eux et prendre confiance afin de se lancer dans leurs nouveaux projets.
  • Profils :

Nombre : 11 adhérents (8 hommes et 3 femmes)

Age : de 35ans à 65 ans

Ressources : implication des personnes bénéficiaires des minima sociaux et- ou souffrant de handicaps psychiques et physiques.

Lieu d’habitation : Quartier populaire de Nancy ; Grand Nancy

  • Notre place ?

Au travers de ce projet, chacun est amené à se responsabiliser en prenant une part active à la définition et à l’organisation de celui-ci. Chacun contribue donc à la vie du groupe et au projet, et tisse de nouveaux liens. Nous sommes également acteurs du financement de notre séjour à travers le projet de calendrier 2016.

Chacun de nous peut ainsi trouver une place au sein du projet avec ses savoirs- faires, ses connaissances et ses envies, en s’impliquant collectivement ou individuellement dans toutes les étapes du projet. Chacun s’investit dans un domaine qui lui convient, où il se sent à l’aise : nous sommes force de propositions, de décisions, d’actions.

Nous allons nous confronter à certaines de nos limites (fatigabilité, maladie, problèmes personnels) mais pour dépasser celles-ci, nous nous adapterons au rythme de chacun et ferons en sorte que tout le groupe soutiennent ceux qui agissent.

Chacun pourra s’appuyer sur le grand groupe qui formera un cadre rassurant. Nous pourrons aussi fonctionner en petits groupes éparpillés, chacun allant au gré de ses envies, puis se retrouver tous ensemble à des points de ralliement. Que nous soyons à 3 ou à 13, nous serons solidaires, nous veillerons sur les autres, nous nous apporterons de la joie et de la bonne humeur, nous nous soutiendrons dans les difficultés, nous nous frotterons au contact d’autrui, le voisin, l’inconnu du camping.

Nous prendrons nos repas en commun, pour le reste nous nous laisserons porter par nos désirs, nos plaisirs, nos humeurs.

“Nous sommes partis trois jours dans le Jura pour nous détendre. Nous avons longé les rives du lac, j’ai fait une balade jusqu’au belvédère. Nous sommes allés visiter la cascade du Hérisson et enfin nous sommes allés visiter le centre ville de Besançon. Nous avons fait un barbecue et nous sommes allés manger deux fois au restaurant. Nous voulions nous ressourcer, découvrir une région, partager un séjour ensemble.” A.


Le séjour de l’atelier d’écriture

Septembre 2016

L’idée :
Les objectifs du lieu sont la rencontre, le lien social, la mixité, la découverte, l’échange. Pour ce faire, nous proposons diverses activités culturelles et de loisir ainsi que des ateliers allant de la peinture au cinéma en passant par l’écriture.
L’atelier d’écriture existe depuis la création des Amarres en 2003. Il a lieu tous les vendredis (hors vacances scolaires de Noël et d’été) de 14h30 à 17h et accueille 12 personnes. Il est animé par Isabelle Tassan-Toffola, psychopraticienne.
Chaque trimestre, nous choisissons ensemble un sujet d’atelier pour les trois mois à venir (ex. La rue, Le roman d’aventures, L’Oulipo, etc.). Une séance d’atelier se déroule en trois temps : une proposition d’écriture est faite aux participants, ils écrivent, et ensuite lisent ce qu’ils ont écrit (plusieurs propositions d’écriture peuvent être faites durant une même séance). Les propositions s’appuient le plus souvent sur des textes, parfois aussi sur des documents iconographiques, voire musicaux. Une information substantielle est apportée par l’animatrice sur chacun des sujets abordés.L’échange a lieu à ce moment-là et/ou après la lecture des textes.
L’atelier est donc un outil de connaissance au sens large puisqu’il permet d’aborder de très nombreux sujets et de découvrir la littérature. C’est aussi un outil de connaissance de soi puisque écrire demande de faire appel à la fois à sa sensibilité, à sa mémoire et à son imagination. Et grâce à la dimension du groupe qui fait de l’atelier un lieu de socialisation, c’est aussi un outil de connaissance de l’autre.
Huit années d’existence ont permis que s’instaurent entre les membres du groupe proximité et confiance et qu’émerge le désir d’un temps fort au sein du quotidien de chacun. L’idée d’un stage d’écriture en milieu naturel est alors née et avec elle, l’envie, si l’expérience s’avérait concluante, de pérenniser celui-ci.

Première expérience :
Chacun a alors pris une part active à la définition et à l’organisation du projet (choix du lieu, des dates, du montant de l’autofinancement, planning du séjour, écriture du projet, demandes de subventions).
Ainsi le stage a-t-il pu avoir lieu une première fois en 2012, à Xonrupt-Longemer dans les Vosges, du 30 juillet au 3 août, avec 8 participants, animatrice et accompagnatrice comprises, sur le thème de l’écriture de cueillette à la manière de Peter Handke.
Au retour, une exposition sur le séjour a été réalisée par l’ensemble des participants et présentée aux Amarres puis à la Maison des usagers de Laxou.

Quelques témoignages de participants :
« Une belle occasion de bénéficier d’un stage d’écriture, ainsi que de partir un peu dans la nature, et ceci à un tarif très abordable pour des personnes qui, comme moi, sont en situation de grande précarité. Ne pas avoir à gérer les repas a été un réel confort. » S.
« Isabelle et Agnès m’ont tour à tour félicité pour ma bonne sociabilité et mon efficacité au volant, ce qui m’a fait plaisir. C’était une reconnaissance que je n’ai pas l’habitude de recevoir, car étant le plus souvent en demande, je n’offre pas souvent mes services. Ca faisait du bien d’avoir une reconnaissance « officielle » ». A.
« Le climat fut idéal, la situation géographique agréable et propice à l’écriture. Pour preuve : une production riche pour tout le monde. En ce qui me concerne, j’ai réembrayé avec l’écriture et la lecture qui s’étaient taries depuis longtemps. » C.

Devant l’enthousiasme que le stage a suscité, il a été décidé de le reconduire en 2014.
Un second stage sur le même principe que le précédent a donc eu lieu à Attignéville (Vosges) dans le lieu d’accueil solidaire de l’Arbrasserie du 28 juillet au 2 août 2014 sur le thème du carnet de voyage. Il a regroupé 9 participants, animatrice comprise. Un carnet de voyage
collectif (voir documents joints) a été réalisé avec la collaboration d’une infographiste et une exposition a eu lieu au mois de janvier 2015 aux Amarres.
Les participants ont souhaité le reconduire en 2016.
Description de l’action proposée :
L’atelier d’écriture du lieu d’accueil Les Amarres propose aux personnes intéressées de participer à un stage de cinq jours dans les Vosges du 19 au 23 septembre 2016. Conformément au souhait émis par le groupe en 2014, ce stage inclura plusieurs disciplines pratiquées quotidiennement : cuisine saine, marche, méditation de pleine attention, associées à la pratique d’activités artistiques (écriture en priorité, dessin, peinture, photo). Le stage aura pour thème la
relation que nous entretenons avec la nature et plus précisément avec l’arbre.
L’hébergement se fera au gîte La Louvière, 522 La Renade, à BIFFONTAINE (88430).

Objectifs :
– susciter l’implication de personnes en manque de confiance et souvent stigmatisées dans un projet concret et motivant ;
– permettre à ces personnes n’ayant pas la possibilité de partir seules de découvrir grâce au groupe la région des Vosges, à travers des activités de plein air : ateliers d’écriture et d’arts plastiques en extérieur, initiation à la géobiologie, balades ;
– favoriser la mixité sociale (à l’intérieur du groupe et dans les relations entre le groupe et les personnes rencontrées sur le lieu) ;
– se familiariser avec les techniques d’écriture en extérieur qui requièrent des qualités de présence et d’observation ;
– faire appel à des compétences peu sollicitées chez ces personnes au quotidien : capacité à changer de repères spatio-temporels et humains en s’éloignant de son lieu de vie, capacité à vivre en groupe sur une courte durée, aptitude à s’adonner à des activités (écriture, cuisine, etc.) plusieurs jours de suite, à respecter un emploi du temps établi ensemble, à autofinancer leur séjour ;
– solliciter ses différents talents (écriture mais aussi dessin, photo, …) en vue de la réalisation d’articles appelés à être publiés dans le journal local (Vosges matin par exemple) et dans L’Est républicain ainsi que sur le blog des Amarres, afin de rendre compte de l’expérience vécue.

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