Sonnet de jeune homme – POÉME

Sonnet de jeune homme – POÉME

Sonnet de jeune homme

Elles sont cinq autour de moi dans la chambre tiède ;
J’incline la tête sur une épaule, lèvres près du cou,
Et une larme toute chaude coule sur ma joue.
Elles rient et comprennent, heureuses car elles me possèdent.

Mon cœur bat dans le leur et le leur dans le mien.
Le parfum de ces fleurs que je respire ainsi…
Et si assoiffé d’elles, je peux être femme aussi,
Moi l’homme, mais leur sœur maintenant jusqu’à demain.

Au cœur, à la poitrine, cette morsure lancinante
D’être élevé si haut par leur présence charmante,
Dans ce cercle intime, y être admis seulement !

C’est charnel de se sentir vivre à leurs côtés,
Il n’y a pas de plus profonde fraternité ;
Mais n’être pour elles pas assez c’est douleur vraiment !

Antoine

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