Souvenirs liés à la dictée « La première neige »

Souvenirs liés à la dictée « La première neige »

Dictée
La première neige

Des flocons de neige commencent à voltiger et à tourbillonner comme le duvet de cygnes qu’on plumerait là-haut. Bientôt, ils deviennent plus nombreux, plus pressés ; une légère couche de blancheur pareille à cette poussière de sucre dont on saupoudre les gâteaux s’étend sur le sol. Une peluche argentée s’attache aux branches des arbres et l’on dirait que les toits ont mis des chemises blanches. Il neige.

Théophile Gautier

Souvenirs liés à la dictée

L’apprentissage du français, c’est comme un brouillard blanc très épais, pour faire perdre le Nord à ceux qui veulent apprendre. Ces flocons de neige voltigeant, ce sont les règles et les exceptions, si nombreuses pour ne pas faciliter l’apprentissage. La peluche argentée, c’est l’esprit du Français, qui a peur de s’ennuyer, qui joue alors à compliquer les choses, qui, comme la semeuse, jette ces flocons de règles et d’exceptions que forme le brouillard blanc sur les toits des écoles et dans les rues. Cela l’amuse, la peluche argentée, elle qui a des alliés : l’Académie française avec ses révolutionnaires et ses traditionalistes réfractaires au changement, les écrivains et bien d’autres personnes comme les inventeurs. Cela lui donne encore plus d’idées à cette peluche argentée qui aime Toto et sa tête à zéro. Elle est aux anges, elle est occupée en permanence, elle exclue !! Au grand déplaisir des élèves qui croient que cet esprit s’appelle Charlemagne. Ils chantent alors : Sacré Charlemagne !

Mickaël

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